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News

Algérie : des excédents difficiles à gérer

31/01/2019 - François-Xavier Branthôme - Read in English
L’Algérie a-t-elle réellement transformé 800 000 tonnes l’an dernier ?

Selon les chiffres commentés le 16 janvier dernier par le ministère algérien de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche lors d'une journée d'évaluation de la filière de tomate d’industrie, les quantités de tomate collectées et transformées durant la campagne 2017/2018 en Algérie se sont élevées à « 8 millions de quintaux ».
Plus précisément, « les quantités ont atteint 7 884 482 quintaux, en hausse de 7% par rapport à la campagne précédente » indique le communiqué, qui précise en outre que « cette quantité représente une équivalence en double de concentré de tomate de 1,34 million de quintaux (134 000 tonnes métriques de concentrés, ndlr) ». Le ministère indique que les surfaces dédiées à la tomate d’industrie en 2018 ont représenté 23 072 hectares, en progression de 17% par rapport à la campagne 2017, et que la culture de tomate d’industrie est entrée dans trois nouvelles wilayas (communes) : Constantine a accueilli 20 hectares, Tamanrasset 14 ha à In Salah et Nâama 59 ha.
Pour 2019, les surfaces cultivées en tomate d’industrie devraient encore augmenter de 16%, pour atteindre 27 557 hectares : dans le sud algérien, les plantations ont débuté en septembre et mobilisent 1 149 hectares. Selon la presse locale, la récolte a débuté dans la région de Tamanrasset aux alentours du 10 janvier, avec des rendements de l’ordre de 35 tonnes/hectare.

Durant cette rencontre organisée par les pouvoirs publics, les représentants de la filière ont évalué les performances de la campagne 2017/2018, la régulation des niveaux de stocks détenus par les entreprises de transformation, l’accompagnement financier de la qualité agricole et industrielle et les dispositifs d’encadrement technique pour la saison en cours (2019). 
 
Un état des lieux plutôt flou
Les résultats publiés par le ministère algérien sont sensiblement différents de ceux collectés par le WPTC auprès des représentants de la filière algérienne de transformation, qui évaluent à 500 000 tonnes les quantités transformées l’an dernier. A l’évidence, une grande incertitude plane sur les résultats et sur la situation passés et à venir de la filière algérienne. Parmi les premiers soucis de la filière figure la capacité de financement des industriels, qui peinent à écouler leurs stocks et donc à générer les liquidités dont ils ont besoin pour payer les producteurs et rembourser leurs emprunts à la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR). 
La presse algérienne cite plusieurs exemples de situations extrêmes, mais le principal écueil reste actuellement l’apparente incohérence entre les besoins du marché algérien et les quantités officiellement traitées : alors que les besoins algériens en concentrés de tomate sont estimés aux alentours de 90 000 tonnes par an, la filière produit environ 180 000 tonnes par campagne. Les sources locales expliquent que les opérateurs rencontrent des difficultés au niveau de la vente sur le marché domestique et peinent à exporter le surplus. Cette problématique a conduit les professionnels de la filière à demander un rééchelonnement des créances des transformateurs auprès de la BADR et surtout l’interdiction des « importations à outrance de triples concentrés de pays étrangers » (voir notre article du 17 mai 2018) qui, selon eux, ont « mis à mal la filière tomate, dans la mesure où il y a un surplus de production » dans le cadre d’ « une exploitation exagérée du dispositif d’aide à la filière mis en place par l’État au moment de la fermeture de nombreux sites de transformation en 2013 ».

Dérivés industriels de tomate : les importations taxées à 200%
Il semble que le gouvernement algérien a entendu les professionnels de la filière tomate. L’annonce de la prochaine taxation des importations de concentrés a été faite le 7 janvier dernier, lors d’une des nombreuses rencontres organisées autour de la filière de tomate d’industrie en ce début d’année : selon le wali d’El Tarf, l’une des wilayas importantes au sein de cette filière, le décret qui fixe à 200% – le taux le plus élevé de l’arsenal douanier algérien – la taxe douanière pour l’importation de double et de triple concentré de tomate est en passe d’être signé.
La décision interviendrait pour mettre un terme à l’agitation des producteurs et des transformateurs qui estiment que « la crise grave que traverse la filière algérienne est la conséquence directe des importations massives de concentré de tomate chinois, qui se sont poursuivies depuis plusieurs années alors que la production nationale était en mesure de couvrir les besoins nationaux et même d’exporter ». Ce discours défendu par plusieurs industriels ne convainc pas les pouvoirs publics qui, jusqu’au plus haut niveau de l’État, mettent en doute la capacité de la filière à satisfaire ne serait-ce que la demande nationale en concentrés de tomate.
 

La question reste entière, comme la confusion qui entoure les arguments avancés par les différents tenants du dossier, au moment où des observateurs locaux s’interrogent sur la capacité des unités de transformation existantes à prendre en charge la production annoncée pour 2019 et sur le financement de la prochaine campagne par des entreprises qui ont de plus en plus de mal à obtenir des aménagements de leurs dettes et des fonds pour payer leurs producteurs.
Les banques et les autorités locales se sont engagées à intervenir pour faciliter la préparation et la conduite de la prochaine campagne, et à saisir les ministres concernés pour trouver des solutions de rééchelonnement des dettes ; les pouvoirs publics ont également annoncé la mise en place d’un contrat-type pour régir les relations entre producteurs et transformateurs.

Les différentes réunions qui se sont tenues ces dernières semaines ont en outre souligné la nécessité d'impliquer la profession et l'interprofession, notamment le Conseil interprofessionnel de la filière tomate industrielle, nouvellement créé, pour contribuer à améliorer les échanges entre les différents maillons de la filière, afin d'anticiper les problèmes et apporter des améliorations en termes de technique de production, d’irrigation, de mécanisation et de régulation avec une approche collective.
Les participants ont également demandé une implication plus forte des centres de recherche et des universités dans le développement des variétés, maillon essentiel pour sécuriser davantage l'approvisionnement en semence des programmes de production.

Quelques données complémentaires
Les quantités transformées en Algérie (données WPTC)
 

Source : aps.dz/économie, algerie360.com, elwatan.com, elmoudjahid.com
 
 
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