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News

Portugal : 2019, année d ajustement de l activité extérieure

18/06/2020 - François-Xavier Branthôme - Read in English
L’ouverture « hors UE » est lente mais se confirme

En 2019, la filière portugaise s’est placée au cinquième rang mondial des exportations de concentrés avec une quantité totale d’un peu plus de 250 000 tonnes métriques (mT) de produits finis, derrière les Etats-Unis (près de 310 000 mT) et devant le Chili (un peu moins de 181 000 mT), où le groupe Sugal, l’un des leaders de la filière portugaise de tomate d’industrie, gère également une importante entreprise de transformation de tomate.
La performance 2019 du Portugal à l’exportation est en retrait sensible par rapport à celle de l’année précédente (272 400 mT exportées en 2018) mais ne traduit pour l’instant qu’un ajustement des dynamiques commerciales après plusieurs années de croissance forte : de 2010 à 2018, les ventes extérieures portugaises ont progressé en moyenne de 10 000 à 15 000 mT par an (CAGR 5,8%) et le fléchissement du résultat de l’année 2019 n’atteint que 3% environ (8 150 mT) par rapport au niveau moyen de performance des trois années précédentes (258 700 mT sur la période 2016-2018).
 

L’essentiel des exportations portugaises de concentrés concerne généralement les produits destinés aux collectivités ou en conditionnements industriels et dont la teneur en matière sèche est supérieure à 12% ou à 30% (rangés sous les codes 20029031 et 20029091). Les retraits véritablement significatifs observés de 2018 à 2019 ont impacté ces catégories de produits, en raison notamment du ralentissement net des achats britanniques de concentrés de plus de 30% de matière sèche (20029091), que n’ont pas compensé les hausses intervenues dans les ventes au Soudan (+6 300 mT), en Belgique ou en France ; les achats allemands, néerlandais et italiens de concentrés de 12 à 30% de matière sèche (20029031) ont également marqué le pas l’an dernier (voir en annexes). Outre les pays déjà mentionnés au titre des hausses, il importe de souligner que les ventes extérieures de concentrés portugais ont également augmenté à destination du Japon, de la Pologne, de l’Espagne et d’Oman.
Sur les trois premiers mois de l’année 2020, les performances export du Portugal semblent devoir corriger le retrait enregistré en 2019, avec des quantités exportées en hausse de près de 4% par rapport au premier trimestre de l’année dernière (voir en annexes).

Les exportations de concentrés génèrent 85% des revenus portugais sur les marchés extérieurs ; la baisse d’activité enregistrée en 2019 a eu un impact notable sur le chiffre d’affaires du secteur qui, à 187 millions d’Euros (209 millions USD), a reculé de 4,5% par rapport au résultat de 2018 et de près de 5% par rapport au revenu moyen des trois années précédentes (196 millions).

Les revenus des autres secteurs d’activité de la filière portugaise n’ont pas été concernés de la même façon ; pour celui des conserves (pelées, non pelées, entières, non entières), le chiffre d’affaires généré en 2019 par les ventes extérieures (13 millions d’Euros, ou 14,6 millions USD) s’est accru de façon sensible par rapport à celui de 2018 (+13%) tout en ne marquant qu’une hausse modérée (2%) par rapport à la moyenne des trois années précédentes. Il semble que dans le cas des conserves l’année « d’ajustement » a déjà eu lieu, en 2018, au terme d’une longue succession d’années particulièrement fastes pour les exportateurs du secteur, de sorte que le résultat de 2019 s’inscrit naturellement dans le prolongement de dix années de croissance porté par une progression annuelle moyenne (CAGR) de l’ordre de 20%.
A l’image de sa voisine espagnole, la filière portugaise s’efforce depuis plusieurs années de développer son activité d’exportation de conserves, sur un marché majoritairement détenu par les opérateurs italiens. Le nombre de pays servis et les tonnages augmentent régulièrement ; avec 37 250 mT exportées en 2019 – meilleure performance historique pour le pays, le Portugal a dépassé de plus de 4 000 mT (+12%) sa performance moyenne des trois années précédentes, dans une dynamique portée le développement des ventes extérieures de tomates pelées entières, essentiellement destinées au Royaume-Uni, à l’Espagne, à l’Italie, à l’Allemagne, à la Belgique, à la Pologne, etc.
Les exportations du premier trimestre 2020 semblent indiquer un fléchissement de la dynamique, avec un bilan de l’ordre de 10 200 mT, légèrement inférieur à celui des trois premiers mois de 2019.
 

Comme pour le secteur des conserves, quoique dans une moindre mesure, le chiffre d’affaires généré par les exportations portugaises de sauces a progressé l’an dernier. L’activité, moins évolutive que pour les conserves en termes de quantités et de nombre de destinations servies, a mobilisé un peu plus de 35 400 mT en 2019, soit seulement 2% de plus qu’en 2018 mais aussi 2% de moins (700 mT) qu’en moyenne sur les trois années précédentes ; le secteur, qui génère chaque année en moyenne environ 11% du chiffre d’affaires total portugais à l’exportation de dérivés de tomate, a enregistré une progression de moins de 1% de ses performances en 2019 par rapport au niveau moyen des trois années précédentes, pour atteindre 24,8 millions d’Euros (27,7 millions USD).
Plus encore que les autres secteurs d’exportations, celui des sauces est extrêmement dépendant d’un nombre relativement restreint de débouchés européens, de sorte que les variations annuelles de flux ont un impact rapidement significatif sur l’activité d’ensemble. Ainsi les réductions somme toute mesurées des achats français (-3 200 mT) ou allemands (-850 mT) de sauces d’origine portugaise ont-elles eu un impact sensible sur l’activité portugaise du secteur, que les augmentations enregistrées aussi bien sur les marchés les plus importants (Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Finlande, etc.) que sur de nombreuses destinations « secondaires » n’ont pas suffi à équilibrer.
Les ventes extérieures de sauces au premier trimestre 2020 (8 700 mT) ont été inférieures de près de 8% à celles de la même période de 2019.
 

Au total, les pays de l’Union Européenne occupent une place prépondérante dans les exportations portugaises de dérivés de tomate ; plus des trois-quarts des revenus de l’activité extérieure portugaise sont générés par des ventes intra-communautaires dont, sur les trois dernières années, 10% réalisés sur le marché espagnol, 8% en Allemagne, 5% en France et 4% en Italie, mais surtout près de 30% auprès de clients au Royaume-Uni, qui ne sera bientôt plus membre de l‘UE.
La fraction « monopolisée » par les marchés européens a été beaucoup plus importante dans le passé, lorsque les quantités mobilisées par les approvisionnements extrême-orientaux, moyen-orientaux ou eurasiens en concentrés ne constituaient pas encore des enjeux stratégiques pour la filière portugaise (les exportations des autres secteurs (conserves et sauces) étant presqu’exclusivement destinées (à plus de 95%) aux marchés européens). Au fur et à mesure des deux dernières décennies, les incursions des produits portugais sur les marchés hors-UE ont évolué vers des flux de plus en plus stables et consistants ; ces marchés génèrent aujourd’hui un petit quart des revenus portugais à l’export, contre 14% au début des années 2000.

Ce qui s’explique par des raisons de proximité géographique et de modicité des coûts de transports pourrait exposer les acteurs de ce volet particulier des échanges européens à des complications sinon à des difficultés, en 2020 durant la phase de mise en place des futures modalités d’échanges avec le Royaume-Uni puis pendant l’année de transition en 2021, dès que seront mises en œuvre les modalités d’échanges d’après Brexit.
 

Quelques données complémentaires
Evolution récente des prix des concentrés portugais (source Trade Data Monitor LLC)
 

Ventilation des exportations portugaises de concentrés, par codes douaniers
 

Comparaison des exportations mensuelles de concentrés sur les derniers vingt-quatre mois
 

Source: Trade Data Monitor LLC
 
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