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Approvisionnements britanniques : le Brexit sans effet ?

03/01/2020 - François-Xavier Branthôme - Read in English
La sortie du Royaume-Uni de l’UE en dix dates
Le 23 juin 2016, lors d'un référendum organisé par l'ancien Premier ministre David Cameron, 51,9% des Britanniques ont choisi de quitter l’UE. 
Le 29 mars 2017, le représentant du Royaume-Uni auprès de l'Union européenne remet la lettre actant le déclenchement de l'article 50 à Donald Tusk, président du Conseil européen. Le 31 mars 2017, les Vingt-Sept présentent les grandes orientations de leur approche et leurs positions sur les points-clés (budget, statut des résidents européens et frontière avec l’Irlande).
Le 8 juin 2017, Theresa May est reconduite dans ses fonctions après la victoire relative du parti conservateur lors d'élections anticipées. Les négociations officielles entre Londres et l'Union européenne débutent le 19 juin à Bruxelles.
Le 13 novembre 2018, après 17 mois de pourparlers, le gouvernement britannique annonce finalement qu'un accord général sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE a été trouvé à Bruxelles. Ce compromis, qui prévoit l’éventualité d’un maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière européenne (le « backstop », ou « filet de sécurité »), est entériné le 25 novembre par les Vingt-Sept, mais il est massivement rejeté une première fois par la Chambre des communes le 15 janvier 2019.
 
Le 13 mars 2019, les parlementaires britanniques confirment le rejet du principe du « backstop » et précisent, pour la seconde fois, qu'ils refuseront une sortie sans accord. Le gouvernement britannique est contraint de soumettre un projet de report de la date du Brexit, qui est alors est repoussé au 12 avril 2019. Mais tous les votes organisés en mars et début avril rejettent définitivement l’accord de sortie négocié par Theresa May : le 5 avril, la Première ministre adresse une demande officielle pour un nouveau report au 31 octobre 2019, qui est acceptée par le Conseil européen ; au lendemain des élections européennes du 23 mai 2019, Theresa May  annonce sa démission pour le 7 juin 2019.
Le 23 juillet 2019, le « Brexiter » Boris Johnson est élu leader du Parti conservateur et devient donc Premier ministre. Il a la charge de trouver une issue au Brexit avant la date prévue de sortie fixée au 31 octobre 2019. Après une période de confusion liée à la suspension des activités du Parlement, Bruxelles et Londres s'entendent le 17 octobre sur un nouvel accord de sortie, qui doit être validé par le Parlement britannique.
Le 19 octobre 2019, les députés de la Chambre des communes décident de repousser leur vote et demandent aux instances Européennes un report du Brexit au 31 janvier 2020. Finalement, cette date est retenue par les ambassadeurs des Etats membres, réunis à Bruxelles le 28 octobre.
Le 12 décembre 2019, les élections anticipées sont remportées avec une forte majorité par le Parti conservateurs de Boris Johnson ; le vote des députés semble définitivement acquis. Il devrait avoir lieu avant Noël.

Un « effet Brexit » pour l’instant peu marqué en termes de quantités
Les effets de ces différentes étapes et des événements décisifs de la négociation de sortie du Royaume-Uni de l’UE ont laissé des marques nettes sur l’évolution du taux de change entre la Livre anglaise et l’Euro. La forte probabilité d’une démission prochaine de la Première ministre au mois de mai, l’arrivée au pouvoir du leader du Parti conservateur en juillet, l’incertitude du mois de septembre, la perspective d’un Brexit attendu pour début 2020 ont, tour à tour, inquiété ou rassuré les milieux financiers britanniques. A la mi-décembre, la livre anglaise cotait pratiquement 1,20 Euros, un niveau qu’elle n’avait plus atteint depuis juillet 2016 (un mois environ après le référendum organisé par le Premier ministre David Cameron).
 
Evolution du taux de change Livre anglaise / Euro

Inversement, il est difficile pour l’instant de discerner un « effet Brexit » clair sur les caractéristiques des approvisionnements britanniques en dérivés de tomate ; le mois de juin 2016 ne coïncide avec aucune modification notable en termes de quantités importées. La dynamique des achats extérieurs de concentrés, le secteur peut-être le plus sensible, ne semble pas avoir enregistré de ralentissement ou d’accélération marquants entre la période 2013-2016 et la période 2016-2019 : le marché britannique a ainsi accueilli une moyenne annuelle de 158 000 tonnes métriques de concentrés sur les trois premiers exercices considérés, et de 164 000 mT sur les trois derniers. Sur l’ensemble, la progression annuelle moyenne a cependant été légèrement moins rapide après l’été 2016, sans qu’il soit raisonnablement possible de corréler ce frémissement commercial à l’actualité politique.
La perspective du Brexit ne semble pas avoir non plus provoqué d’augmentation du rythme d’approvisionnement sur le secteur des conserves, traditionnellement le plus dynamique au Royaume-Uni ; la croissance (CAGR) observée jusqu’à l’été 2016 est comparable, quoiqu’un peu plus rapide, à celle observée après cette date, de sorte que les quantités importées ont continué de croître à un rythme moyen proche de 4% sur l’ensemble des six années considérées.
Le constat est pratiquement identique sur le secteur des sauces, où la décision de sortir de l’UE n’a pas donné d’impulsion particulière aux échanges avec le Royaume-Uni. Les quantités approvisionnées entre 2013 et 2016, en croissance régulière sur la période, représentaient environ 166 000 mT annuelles ; entre 2016 et 2019, le développement s’est poursuivi, sur un rythme un peu moins rapide, qui a porté les quantités annuelles aux alentours de 180 000 mT.

 

Les derniers mois n’ont pas apporté non plus de changement aux rythmes d’approvisionnement du marché britannique. Les achats trimestriels de concentrés ont été, au troisième trimestre 2019, légèrement inférieurs à la moyenne des périodes correspondantes des cinq années précédentes, une baisse qu’il faut relativiser dans la mesure où les flux s’étaient avérés légèrement supérieurs à la même moyenne sur les deux trimestres précédents. Sur les six dernières années, les quantités trimestrielles n’ont que très peu varié autour d’une moyenne habituelle de l’ordre de 40 000 mT.
Les achats trimestriels de conserves se sont strictement maintenus, au troisième trimestre 2019, dans la droite ligne de la dynamique de croissance du secteur, avec un gain de 2% par rapport aux volumes importés en moyenne sur la même période des cinq années précédentes ; mise à part une élévation exceptionnelle en début d’année 2019, compensée par de légers tassements sur les trimestres suivants, les quantités habituelles de conserves importées chaque trimestre par le Royaume-Uni se situent aux alentours de 82 500 mT.
Le secteur des sauces n’a pas enregistré non plus de variation significative au troisième trimestre 2019, mise à part une légère baisse intervenue après une hausse sensible des flux au premier semestre. Les approvisionnements de sauces ont été pratiquement linéaires depuis plusieurs années, autour d’un seuil trimestriel de l’ordre de 43 000 mT.

Pour l’ensemble des trois secteurs, la répartition des origines des produits importés n’a pratiquement pas varié au cours des dernières années, restant prioritairement européenne.
 

Quelques données complémentaires
Les importations trimestrielles de concentrés n’ont pas subi de changements attribuables à l’effet Brexit, comme le montre la quasi-absence de variations sur les derniers exercices autour d’une moyenne proche de 40 000 tonnes.
 

Pour les concentrés comme pour les conserves et pour les sauces, les origines des produits importés au Royaume-Uni sont restées globalement stables au cours des six dernières années.

Source : touteleurope.eu, TDM
 
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