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News

Exportations US : un retour en arrière de près de dix ans

11/09/2020 - François-Xavier Branthôme - Read in English
Statistiques US d’échanges 2019/2020

Pénalisées par la force relative de la monnaie US face à ses principales concurrentes européennes et asiatiques, les exportations US de dérivés de tomate ont une nouvelle fois enregistré une baisse sensible au cours des douze mois échus au 30 juin 2020*.
Le recul de l’activité des opérateurs californiens par rapport à l’exercice précédent (2018/2019) a représenté près de 75 000 tonnes métriques (mT) de concentrés et plus de 47 000 mT de sauces, que la légère embellie enregistrée sur le secteur des conserves (7 300 mT) est loin d’avoir compensé.
Cette baisse de la performance s’est traduite par une contraction notable du chiffre d’affaires de l’exercice 2019/2020 (607 millions USD), qui a reculé de 32 millions USD (-5%) par rapport à l’exercice précédent (639 millions USD) et de 82 millions USD par rapport au résultat moyen des trois précédents exercices (689 millions USD sur 2016/2017, 2017/2018 et 2018/2019).
 

Au-delà de la baisse du résultat commercial qui affecte les entreprises de transformation, le tassement impacte indirectement l’amont de la filière et plus particulièrement les producteurs de tomate ; sur la base des données douanières officielles et des coefficients usuels de transformation, le recul par rapport aux exercices précédents peut être sommairement estimé aux environs d’un demi-million de tonnes métriques de tomate « matière première » : là où les exportations annuelles de concentrés, de conserves et des sauces et ketchup avaient mobilisé approximativement l’équivalent de 2,95 millions mT de tomate entre 2016/2017 et 2018/2019, l’activité du dernier exercice n’a « absorbé » qu’un peu plus de 2,45 millions mT de tomate fraîche ; enfin, la baisse a été un peu plus marquée sur le secteur des concentrés que sur celui des sauces.

Moins d’une demi-douzaine de régions drainent (ou ont drainé dans un passé récent) l’essentiel (entre 85% et 95%) des exportations US de concentrés ; si les résultats commerciaux enregistrés l’an dernier dans des zones relativement secondaires comme l’Eurasie (Russie), la péninsule Indienne (Inde) et surtout le Moyen-Orient (Emirats, Israël et Koweït) ont apporté une note légèrement positive à l’exercice (+9 300 mT environ), le faisceau de baisses des quantités appelées dans plusieurs pays importants en Amérique Centrale (Costa Rica, Colombie, Panama), dans l’Union Européenne (Italie, Pays-Bas), en Amérique du Sud (Brésil), en Asie-Pacifique (Australie, Nlle Zélande) ou en Extrême-Orient (Philippines) a provoqué le décrochage le plus important des cinq dernières années. Au bilan, ce sont plus de 84 000 mT de concentrés qui sont restées dans les entrepôts des usines californiennes par rapport aux exercices précédents : le défaut de chiffre d’affaires correspondant peut être évalué aux environs de 50 millions USD.
 

Le constat est assez semblable pour le secteur des sauces : comparé au niveau d’activités moyen des trois exercices précédents, ce sont près de 39 millions USD qui n’ont pas rejoint les caisses des entreprises industrielles sur l’année 2019/2020. Sur les cinq principaux marchés (Amérique du Nord, Amérique Centrale, Extrême-Orient, Moyen-Orient et Amérique du Sud) servis par la filière US, trois ont fait défaut l’an dernier, notamment parce que la Corée du Sud, le Koweït mais surtout le Canada (-45 000 mT) ont sensiblement réduit leurs achats de sauces et ketchup US ; ces pays ne sont pas les seuls, puisque d’autres débouchés importants comme le Royaume-Uni ou l’Australie ont eux aussi ralenti le rythme de leurs approvisionnements en provenance des Etats-Unis.
A l’inverse, certains pays de la sphère proche ont accru leurs importations de sauces US ; cela a été le cas du Mexique, de la République Dominicaine, du Chili et de quelques autres, mais dans des proportions nettement insuffisantes (environ 9 000 mT supplémentaires) pour contrebalancer l’effet des réductions intervenues dans une grande majorité des régions (au total, 56 000 mT de moins qu’en moyenne sur les trois exercices précédents).

Contrairement aux dynamiques observées sur les autres secteurs, celui des conserves a bénéficié de développements remarquables dans une grande majorité des régions commercialement stratégiques : les ventes extérieures aux pays d’Amérique Centrale (Mexique, Costa Rica, etc.), à l’Italie et surtout au Canada ont enregistré des progressions notables qui s’inscrivent dans une hausse d’ensemble d’environ 11 000 mT par rapport aux résultats moyens de la période 2016/2017-2018/2019 ; quelques retraits sensibles doivent être mentionnés, notamment à destination du Japon et de la Corée du Sud, qui ne remettent pas en question l’amélioration de la performance du secteur.
 

En définitive, le ralentissement de l’activité extérieure US et la baisse du chiffre d’affaires en 2019/2020 ont essentiellement procédé des réductions sensibles intervenues dans les achats nord-américains (Canada, sauces et ketchup) et européens (Italie, concentrés) de dérivés de tomate ; cette désaffection de la clientèle étrangère pour les produits US, qui affecte désormais le secteur des concentrés depuis l’exercice 2014/2015, n’a concerné celui des sauces qu’à partir de 2017/2018 ; pour l’instant, le secteur des exportations de conserves résiste encore bien.

Ce dernier tassement, qui fait reculer d’au moins 300 000 mT les quantités de matières premières mobilisées dans les exportations, n’est pas négligeable : il a ramené le niveau d’activité extérieure de la filière US à ce qu’il était à peu de chose près entre 2010 et 2012. Cette tendance déjà observée lors des exercices précédents, confirmée par les dynamiques enregistrées depuis l’été 2019, a conduit les opérateurs de la filière californienne à raisonner les volumes contractés pour la saison en cours, initialement estimés à 12 millions de tonnes courtes (10,88 millions mT) et récemment révisées, en raison des conditions climatiques sévères, à 11,4 millions sT (10,34 millions mT). Pour autant, même si elles atteignent cet objectif, les quantités transformées durant cette saison pourraient s’avérer insuffisantes pour alimenter en même temps le marché domestique US et les ventes à l’étranger : toutes choses égales par ailleurs, au rythme de consommation annuelle apparente enregistré au 1er juin dernier (12,4 millions sT (11,275 millions mT)), les quantités disponibles au début de la prochaine campagne (2021-2022) ne permettraient de couvrir qu’environ trois mois de consommation, au lieu des quatre mois généralement considérés à cette date comme un bon équilibre entre stocks et demande.

Aux incertitudes habituelles concernant le résultat de la campagne en cours s’ajoutent celles liées aux effets de la pandémie sur la consommation domestique et celles, plus difficiles encore à lever, sur l’évolution possible des taux de change entre le dollar US et les autres monnaies et ses conséquences sur la compétitivité des produits US sur les marchés extérieurs. Le point important reste bien de savoir dans quelle mesure la filière US disposera de suffisamment de produit transformé pour se positionner en 2020/2021 sur le marché global.

 

Quelques données complémentaires
* : la clôture officielle de l’exercice US se fait au 30 mai, mais la date du 30 juin, utilisée pour les commentaires de statistiques d’échanges, a été choisie pour permettre d’harmoniser les comparaisons avec les autres pays étudiés.

Exportations US de Sauces et Ketchup, par régions
 

 
 
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Source: Trade Data Monitor LLC 
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