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Argentine: demande et surfaces en hausse en 2020

08/11/2019 - François-Xavier Branthôme - 2020 Season - Read in English
Un changement décisif dans la contractualisation annuelle

Après plusieurs années de recul, la saison qui se prépare en Argentine pourrait être celle d’une augmentation marquée des surfaces dédiées à la tomate d’industrie dans la région de Mendoza.
Dans le contexte incertain créé par la décision d’une grande entreprise de transformation de redéfinir son programme de campagne à la baisse, d’autres opérateurs ont fait part de leur intention de traiter les matières premières ainsi laissées vacantes, en plus de leurs propres engagements, de sorte que le programme de transformation régional total pourrait augmenter. 
Autre nouvelle susceptible de consolider l’avenir de la transformation en Argentine, quelques contrats conclus entre producteurs et transformateurs ont été négociés en dollars US, affranchissant ainsi les revenus et la capacité d’investissement des producteurs des aléas liés à la dépréciation chronique du peso argentin. C’est ce que révélait la presse argentine à la mi-septembre, qui reprenait les déclarations de Guillermo Quiroga : selon le président de l'association Tomate 2000, la situation économique du pays a fortement influé sur les décisions des transformateurs, inclinant certaines des entreprises les plus importantes à réduire leur niveau d’activité. Pour l’instant, les augmentations de surface initialement prévues restent à confirmer : le total des superficies dédiées à la tomate d’industrie dans les régions de San Juan et de Mendoza devrait se situer entre 2 300 et 2 500 hectares, avec une légère hausse à Mendoza et une légère baisse à San Juan, mais le responsable de l’Association Tomate 2000 soulignait récemment qu’il fallait attendre la fin des opérations de plantation pour disposer de données définitives. 
 

En tout état de cause, les conditions météorologiques attendues pour 2020 étant celles d’une année sèche, Quiroga a rappelé que les approvisionnements en eau étaient assurés en dépit des faibles précipitations enregistrées sur la Cordillère, et que les rendements agricoles dans ces conditions devraient être satisfaisants, au-dessus de 90 tonnes par hectare. Il a également rappelé l’importance de la mécanisation de la culture, pour la préparation des buttes et pour la plantation, qui contribue à l’amélioration des rendements. 
Poursuivant sur l’importance des rendements et de la maîtrise des coûts, Guillermo Quiroga a rappelé qu'une forte dévaluation de la monnaie argentine était intervenue peu après le début des plantations en 2018 ; il a déclaré que la filière argentine de transformation avait « déjà fait l’expérience l’an dernier [de l’impact du taux de change ARS/USD], lorsque les coûts avaient considérablement changé au milieu de la période de culture en raison de la variation du taux de change ; beaucoup de dépenses sont liées au dollar. Mais ce qui est bien, c’est que certaines usines ont commencé à fixer un prix de base en dollars ». Habituellement, les éléments de contrats négociés et signés en début de saison entre les producteurs et les industriels incluent un prix de base en peso, fondé sur le prix payé lors de la campagne précédente ; ce n’est qu’à la clôture de la récolte, vers le mois de mars de l’année suivante, que le montant définitif réellement payé à la tonne est établi. De fait, l’établissement précoce d’un prix en dollar, qui permet au prix de la matière première livrée en usine de « suivre » l’évolution du niveau de dépenses constitue un changement substantiel pour les producteurs.

« La tomate, une alternative plus sûre »
Cosme Argerich, responsable agronomique de l'INTA (Institut National de Technologie Agricole) et conseiller technique de Tomates 2000, confirme l’augmentation des surfaces tout en observant qu’il est trop tôt pour en apprécier précisément l’importance. S’exprimant à propos des raisons de cette hausse, Argerich a déclaré que la tomate d’industrie est considérée comme une alternative satisfaisante par les producteurs ; nombre d’entre eux estiment que l’activité tomate apporte de meilleures garanties de commercialisation et se prête bien à la mécanisation, de la plantation à la récolte, libérant ainsi les producteurs d’une grande partie des contraintes et des inconvénients liés à la gestion des équipes d’ouvriers agricoles. Les cultures alternatives susceptibles de concurrencer la tomate – oignon, ail ou courge – parce qu’elles sont, comme elle, annuelles, sont très exposées aux fluctuations des marchés, tant domestiques qu’extérieurs.
A l’inverse, la tomate d’industrie devient une culture de plus en plus « prévisible », depuis que certaines entreprises consentent à fixer un prix de matière première en dollar, motivées en cela par une demande chroniquement supérieure à la capacité de production du pays. La filière argentine peine toujours à approvisionner le marché intérieur ; la force de la monnaie US est l’élément déterminant qui incline les industriels à faire le choix de la production locale ou – comme cela a été le cas ces dernières années – à considérer qu’il est plus rentable d’importer les concentrés de tomate de l’étranger.

Enfin, la conclusion fin août de la vente d’Alco-Canale, la plus importante conserverie de fruits et de légumes de Mendoza, pour un montant proche de 6,5 millions USD, a remobilisé un certain nombre de producteurs et contribué à l’augmentation des perspectives de production : José Morales, propriétaire d’AVA et maintenant d’Alco-Canale, a récemment expliqué qu’il envisageait de reconquérir les marchés avec les dérivés de tomates produits sous cette dernière marque et d’accroître sa production. La relance des installations de Tunuyán, où la tomate est transformée, puis de Tupungato, où 20 millions de boîtes de tomates devraient être produites, nécessitera très probablement un élargissement du nombre de producteurs.

Le financement de la campagne reste difficile
Pour sa part, Rodolfo Bianchetti, de Solvencia, une entreprise dédiée à la production de conserves de tomates, a expliqué que certaines entreprises de transformation avaient finalement décidé de ne pas accroitre leurs volumes, faute de moyens financiers pour accompagner les investissements des producteurs et préférant affecter ces ressources à l’achat d’intrants de production (emballages) ou les orienter vers d’autres types de produits. En effet, les industriels prévoient habituellement en début d’année les quantités de tomates à transformer ; sur cette base, ils financent une partie de l’activité de ceux de leurs producteurs qui fournissent leurs usines mais n’ont pas accès au crédit bancaire : la moitié environ des coûts d’exploitation agricole est ainsi temporairement prise en charge par l’industriel.
D’après Bianchetti, même si certains producteurs n’ont d’autre choix que de recourir au système bancaire malgré des taux assez élevés, la majorité choisit de faire appel à des financements issus de l’intérieur même de la filière, ce qui entraîne une réduction des ressources disponibles. Enfin, le risque encouru en cas de mauvaise récolte (intempéries, maladies, ravageurs, etc.) est plus grand dans ce système où l’industriel fait l’avance d’une partie des frais de production agricole sans véritable garantie de retour, de sorte que certaines entreprises ont décidé de réduire le risque en réduisant les quantités engagées.

Quel chemin vers l’autosuffisance ?
Bianchetti insiste sur le fait que l'Argentine n'est pas encore autosuffisante, puisque quelque 600 000 à 700 000 tonnes de tomates sont consommées sous forme de dérivés industriels mais que 400 000 tonnes seulement sont récoltées et transformées sur le territoire national. Le reste est principalement importé du Chili, pour les concentrés, d’Italie pour les conserves et du Chili et du Brésil pour les sauces. Contrairement à une idée courante, la Chine n’a jamais vraiment exporté massivement vers l’Argentine : sur les deux dernières décennies, ses performances cumulées (57 000 mT) sont à peine supérieures à celles du Brésil (35 000 mT) et très loin de celles du Chili (250 000 mT). 
 
Selon le dernier rapport officiel préparé par la Direction Nationale de l'Alimentation sur ce secteur, « la production argentine a représenté 68% de la demande en 2017, qui s’élève à environ 700 000 tonnes ». Pour Juan Pizzo, directeur de l’usine AgroAndina à La Rioja, l’industrie du pays souffre d’un déficit de 3 000 hectares de tomate.

Le responsable de Solvencia estime que les 200 000 tonnes manquantes pourraient être fournies par l’agriculture argentine avec une coordination adéquate entre producteurs et industriels et un soutien au secteur. Pour lui, bien que les standards internationaux aient été atteints en termes de cultures et de production, la responsabilité de ce déficit incombe aux pays exportateurs « où les banques financent les producteurs et l’État subventionne les industries pour l’exportation, tandis que les transformateurs argentins doivent soutenir les producteurs et faire face à la concurrence des produits subventionnés dans d’autres parties du monde ».
« Il faudrait voir de quelle manière la filière peut être financée pour que nous puissions faire le bond pour approvisionner [notre propre marché]. Actuellement, [il existe] un certain seuil que nous ne pouvons pas franchir parce que nous manquons de moyens financiers », a déclaré Rodolfo Bianchetti.

Quelques données complémentaires
Une des dimensions fondamentales du marché argentin est la valeur de la monnaie nationale. Le taux de change du peso argentin face au dollar conditionne directement la capacité et l’intérêt de la filière locale à produire et transformer la tomate d’industrie sur le territoire national ou à importer de l’étranger les concentrés de tomates et les autres dérivés nécessaires à la satisfaction de la demande domestique.

La mise en parallèle de la dépense argentine en importations de dérivés de tomate, exprimée en peso argentin (ci-dessous) et en dollar US (histogramme suivant) illustre l’impact de la dévaluation du peso argentin face au dollar US et donne la mesure de l’intérêt retrouvé par les industriels argentins à privilégier la transformation nationale sur les importations de dérivés de tomate d’origine étrangère.
 
 
 

Source: losandes.com.ar, Tomate 2000 (2018-2019 Report), infocampo.com.ar, grupolaprovincia.com
 
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